mercredi 20 avril 2016

Musique, c'est tout



Pour d'autres découvertes :

mardi 12 janvier 2016

Wanted


mercredi 30 septembre 2015

Tube


vendredi 15 mai 2015

Un 25ème de seconde

Elle est actuellement dans le 20ème arrondissement de Paris, sur un mur sombre, dans une salle vaste ouverte sur une rue calme. Il faut la voir de près car, au contraire de l'image ci-dessous, les couleurs brillent et explosent comme des petits ballons. La pluie rutile.

Il faut la voir en vrai cette toile de Soluto.



On retrouve aussi là-bas ses portraits, peints ou à l'encre, qui ont ceci de particulier qu'ils nous semblent familiers, ordinaires, et pourtant singuliers. Déambuler au milieu de ces visages imprécis donne au spectateur l'impression d'être scruté, comme reconnu, et on croit soi-même reconnaître quelqu'un.
Ici les traits sont comme l'écriture fine qui relate une histoire unique, au travers de corps où tout est inscrit; là, ce sont les aplats de lumière qui façonnent une grimace, un sourire. Partout, c'est comme assister à la capture d'un instantané dans ce qu'il a de plus juste, de plus vivant.

Et au milieu du tapage, c'est la seconde magnifique.



Jusqu'au 7 juillet 2015 au 20, rue Saint Blaise à Paris

mardi 24 mars 2015

Un monde parfait

Ce n'est qu'un exemple.

Alexandre de Juniac est le président d'Air France. Il n'est qu'un exemple du mouvement dominant.
On ne pourra rien faire contre. C'est entendu. Soumettons-nous puisque nous n'avons pas le choix.

On appréciera au passage sa version de l'histoire sociale de la France.






jeudi 15 janvier 2015

mercredi 7 janvier 2015

Bloody hell


Image reprise , volontairement. Voir aussi  et

vendredi 19 décembre 2014

Mise au défi


Entrer à Paris par la porte de la Chapelle, rester bloqué dans les embouteillages, chercher un coin de ciel bleu. Encore raté.


jeudi 20 novembre 2014

Années folles

Quel âge peut-elle avoir sur cette photo ? De ce que j'en connais, elle n'a pas 20 ans. La robe qu'elle porte était dans une malle. C'était une robe en mousseline de soie imprimée de fleurs et volantée. Comme la malle, elle était percée de trous de mites, mais, pour la gamine que j'étais, c'était une robe de princesse. Je me souviens parfaitement de la légèreté de l'étoffe et de l'éclat des couleurs.
Sur la photographie, elle a autour du cou un collier. De qui lui venait-il ? On a dit qu'il était en cristal, de Bohème ou de roche, j'ai oublié.
Elle n'est pas très jolie, mais peut-être l'était-elle pour la mode de l'époque. 1930? 1935 ? Elle a tout de même au coin de l'oeil un pli malicieux où s'égaye une certaine clarté.
Elle vivait alors chez sa mère, veuve d'un clerc de notaire, une bigote étriquée dans ses vêtements et ses pensées. Depuis toujours, elle avait mariné dans l'eau bénite et partagé chaque dimanche son déjeuner avec le curé, invité par sa mère, après la messe.
On dit que, jeune fille, elle aurait heurté une aventure sentimentale et trouvé au couvent de quoi soigner sa commotion. A 20 ans elle devenait nonne, au grand dam de sa mère qui, quand même, ne lui souhaitait pas tant de mal. Les photos que l'on a d'elle en religieuse la montre joyeuse. Même le jour de ses voeux elle affiche un visage heureux. N'empêche qu'à 35 ans elle est morte, en raison, dit-on, d'une de ces maladies de poumons dont les conditions de vie misérables font le lit.
A part ce collier et quelques photographies, il ne reste rien d'elle. On ne sait pas où elle est enterrée. Dès très jeune, son histoire me semblait profondément pathétique et mystérieuse.
Par quoi son choix décisif avait-il été dirigé ? Par quelle mécanique de la pensée ma tante avait-elle rompu avec l'air libre, la mousseline de soie et le cristal et cherché dans la prière une camisole à la souffrance ? 
Elle est morte, comme tout le reste de sa famille, et les questions resteront suspendues.

dimanche 16 novembre 2014